e-JIREF
Revue numérique de l'ADMEE

Éditorial
Volume 2, Numéro 1

Pour citer cette page

Marc DEMEUSE, «Éditorial», e-JIREF [En ligne], e-JIREF, Volume 2, Numéro 1, mis à jour le : 13/10/2016, URL : http://www.e-jref.org/index.php?id=128.

Après trois numéros, au moins partiellement thématiques, le premier numéro de la seconde année de e-JIREF est constitué de quatre contributions proposées de manière totalement indépendante. La volonté du comité de rédaction est bien de laisser une place significative aux contributions individuelles, à côté de numéros construits collectivement, mais soumis aux mêmes exigences d'évaluation. Si les sujets traités dans ce numéro sont extrêmement variés, les hasards du calendrier de sortie et des processus de révision et d'édition apportent, cette fois, une livraison typiquement belge.

Le premier texte, proposé par Mikaël De Clerck, Nathalie Roland, Catherine Milstein et Mariane Frenay (Université Catholique de Louvain), porte sur l'évaluation d'une initiative visant la promotion de la réussite en première année à l'université. Ce dispositif, baptisé « Pack en bloque » prend la forme d'une semaine d'étude encadrée et concerne près de huit cents étudiants issus de neuf facultés différentes. Les auteurs mobilisent un modèle inspiré de celui de Kirkpatrick et Kirkpatrick (2006) pour mettre en oeuvre une évaluation rigoureuse. Celle-ci porte aussi bien sur la réalité du ciblage des étudiants considérés comme « à risque » que sur la satisfaction des participants ou l'amélioration de leur gestion de l'étude (par comparaison avec des étudiants qui n'ont pas participé au dispositif).

La deuxième contribution a été soumise par Daniel Faulx et Cédric Danse (Université de Liège). Elle interroge la manière de rendre plus utile pour les participants l'évaluation des formations auxquels ceux-ci participent. Après avoir identifié les différentes formes que peut revêtir cette évaluation, souvent pratiquée à l'issue des formations, sous la forme d'un questionnaire individuel, les auteurs soulignent le caractère peu utile de cette solution très majoritaire, du moins pour les participants. Ils proposent alors cinq manières de procéder de façon à rendre cette démanche évaluative aussi utile aux participants qu'aux formateurs. Celles-ci sont centrées sur l'activité de l'apprenant ou sur le processus de formation et elles mettent au travail aussi bien les formateurs que les apprenants.

Vanessa Hanin et Catherine Van Nieuwenhoven (Université catholique de Louvain) ont rédigé le troisième article publié dans ce numéro. Il porte sur l'évaluation d'un dispositif pédagogique visant le développement de stratégies cognitives et métacognitives en résolution de problèmes en première année de l'enseignement secondaire, en Belgique francophone.

Les auteurs insistent sur la nécessité de travailler la résolution de problèmes dans ce contexte, appuyant ce constat sur les scores obtenus aux épreuves externes, tant nationales qu'internationales. Beaucoup de stratégies développées par les élèves restent superficielles et ne leur permettent pas de résoudre de véritables problèmes. Il est nécessaire de parvenir à ce que les deux auteurs appellent une reconceptualisation, en passant par des étapes clés, de mobiliser des heuristiques et d'auto-réguler sa démarche. Elles construisent leur dispositif, mis en oeuvre en région Bruxelloise, sur la base de travaux menés par d'autres collègues belges (Verschaffel, Greer & De Corte, 2000) auprès d'élèves fréquentant les deux dernières années de l'enseignement primaire néerlandophone.

Dieudonné Leclercq (Université de Liège) est l'auteur de la quatrième contribution. Il y aborde la problématique des degrés de certitude dans le domaine de l'évaluation par QCM. Il interroge notamment la signification des pourcentages associés à ces degrés de certitude en fonction du contexte (ou de l'absence de contexte). Il envisage, à travers deux expériences, plusieurs hypothèses par rapport à la préférence pour certaines valeurs de ces pourcentages, à la stabilité des sujets, à la sensibilité à la difficulté des questions, aux différences inter-individuelles et à l'importance du contexte.

Références

Kirkpatrick, D. L. & Kirkpatrick, J. D. (2006). Evaluating training programs: The four levels. San Francisco, CA: Berrett-Koehler.
Verschaffel, L., Greer, B. & De Corte, E. (2000). Making sense of word problems. Lisse, Hollande : Swets & Zeitlinger.